Tu as nourrit ta plainte machinale. Mécanique, tu souffres quand tu avales. Tu t′ennuis, tu t′enivres, langueur. Mange un ange au coeur qui t′écoeure. Ils passent aveugles, abîment ton corps mou. Ils tournent sur eux même, ils deviennent fous. Façonnes et pardonnes l′animal. Pour juste désapprendre ce mal. Ils deviennent fous. Elle s′endort. Ne voulait pas de ce corps. Leurs vies cassent, lâche. Ce soir, trouve dans son corps, juste une impasse. Lâche! Le vent tourne comme ta tête bleu si lourde. L′heure s′enroule, la minute passe son tour. Ils chantent et râlent, les entends-tu? L′un d′eux lèche tes veines, les manges et tu te tues. Oui, non, la mort t′a vu. Un regard souille ta vertu. Les mânes se souviennent; ton ange s′est perdu. Elle s′endort. Ne voulait plus de ce sort. L′envie passe, lâche. Chaque fois que tu l′ignores, elle reprend sa place. Lâche! Les entends-tu? Tes bras manquent... Tu voudrais comprendre. Quand la mort s′en mêle. Mon enfant me laisse. Son absence me blesse. Maman voudrait bien. Maman voudrait te donner son corps. Pour sentir un peu plus ta mort. Je veux partir à mon tour mon amour. Chaque fois plus prés de toi: Je serais là quand la douleur reprendra. Maman t′implore! En vain, tu ne dis plus rien, pour ne pas dire que tu t′en vas. Maman t′adore! Maman t′implore! Maman t′adore!
Soupe de sang, je bois et déguste mes dents. Ce soir, mon corps stupide est ivre. Mes jeux violents ne conviennent plus. La reine insouciante est pervertie par l′immondice. Et la caricature, embrasse les ténèbres. Et crie à la lumière. Je ne peux plus marcher avec toi alors. Glisse toi dans ma bouche et je te changerais en pouce. Changerais ta couche. Elle participe à la souplesse. Oh! L′infâme trahison! Soleil brûle ses jeunes ailes pour qu′il reste vivre en moi. Un bout de toi, partie de moi, je ne pense qu′à ça. J′implore la secousse, refuse la fusion, l′ultime fin. Empêchant l′horreur. De cet orifice, tu tisses tes erreurs: elle, si douce, l′autre, si sale. Pourquoi en porter son mal? Poupon de chair, j′attends. La peau, le crâne, les os... Bouton d′ovaire se défend. Encore, moi je pense à ce qui va éclore. J′ai tranché la tête de l′avorteuse: vampire psychique. Elle était si malheureuse: vampire psychique. En grande léthargie de l′âme: vampire psychique. Comprends sa chance: cette garce te suce l′esprit. Embrassait le gros abdomen. Si tu savais comme je l′aime! C′est mes abîmes que je sublime. J′ai si peur de le perdre que j′ai vomi ma vie dans la sienne. J′ai puni mon coeur par le feu de la géhenne. Entre deux nausées: l′instant sourd.
Je digère un passé étiolé, ce monstre athée rêve maintenant. Le sang fatigué, je me rends vers les seins. Nos vies au creux des mains, je balbutie d′effroi. Et tout me manque à l′instant; d′instinct, le mal s′obtient par le corps. Et j′égaye mes plaies, sablées. L′hôte souffrait que ton être se refuse à son poste. Je feindrais ma mort pour que tu me prennes dans ton exode. Je me suis perdue au printemps de la vie. Tant pis, je t′en remercie de tout coeur. La faim au ventre, je t′étouffe de mes bras. Te prouve mon ardeur, Tu manques à mes tissus sans chaleur. Regarde, regarde, jeunesse se passe. Je suis venue te dire à un moment. D′égard, mégarde, Ma vie, faite de toi et moi, Je nous aime à présent. Amour secret d′alcôve, nous sommes tous comme des fauves. Il est temps que mes dragons viscéraux te détournent de nos vautours. Tours à tours ils s′égarent. On se lache. Ton fantôme rode, me hante. Autour de l′aube, on nous attend. Nos visages anguleux, fébriles se détériorent. Nos cages cutanées, granuleuses élaborent une effraction à nos règles. Aussi bas qu′est le silence d′un prêtre, j′ai pris la parole à mon être. Regarde, regarde, jeunesse se lasse. Je prie l′élue de vivre tes moments. Blafards, bavarde. Confesse ses taches. Dans nos veines s′écoule le même sang. Regarde... Dans nos veines s′écoule le même sang. Sommes nous heureux ici et maintenant? Seras-tu là pour l′entendre? Sommes nous heureux ici et maintenant? Seras-tu là pour m′attendre? Seras-tu là? On aura bientôt plus le temps! Je me parle ou presque. Comme si c′était toi. Possédant mon moi, tu y vois plus clair. Je suis l′est et l′ouest, toi le nord et le sud. Rends toi sans mesure. Que le temps me semble beau: L′humain sent si bon. Que les cieux me semblent chaud. Demain est si loin. Mon univers, un paradis. Que le temps me semble beau: L′humain sent si bon. Que les cieux me semblent chaud. Demain est si loin. Ailleurs, c′est ici. Avec toi ailleurs c′est ici, avec toi ailleurs c′est ici. Je nous aime à présent.
Quelle puissance ! Corps sur moi, je m′éloigne. Indécence, sales ses mots m′ont déchirées ; ma langue saigne. Quelle défense ? J′oublie mes sens, mes conforte dans mes maux. Et mes yeux se souviennent. Il a ouvert les portes. Le roi déshonore sa reine. Les cris de nos deux corps... Les jambes sont étendues. Une absence... Ma vie s′était suspendue. Sa violence lentement m′efface, me saccage et me pose. L′animal se déchaîne. Mes souvenirs s′en moquent. Je subis l′hôte et sa haine. Les plis de nos deux corps, morts. J′essaie d′en sortir, de m′aimer, de sourire. Sa joyeuse tendance acide m′offre des minutes placides. Je me tourne une fois, deux fois : je prend le rythme qu′il m′octroie. Il enfonce de ses mains ; il permet la chaleur à l′abîme encore abîmée. Il invoque. Je chuchote sa mort autant que la mienne à l′instant. Oui... Il me vole. L′amant s′adonne à ses rêves et plus aucune trêve jusqu′au bonheur ultime de son odeur humide sur ma peau. Puis l′écume de son effort est bue par ma bouche qu′il entrouvre et qu′il force. Mais l′éphémère te possède. Tu me rends froide, neutre... morte.
Mes veines se fendent et les foies se démangent. Mon gosier est sec, se plaint lors la bête est là. Creuse sans ses mains, l′estomac baigne et me demande. Si les cancers mangent encore dans ma tête. Je me fais muette, je ne voudrais pas qu′il s′inquiète. En miettes, Liquéfaction des masses bosseuses. Quand les rongeurs rongent... Plus personnes ne s′étonne quand quelques doigts me trépanent. J′ai mal au crâne! De circonvolutions en putréfaction. Les vampires se prélassent. Je me tords et convulse. Elle révulse mes yeux. Me montre ce corps dans la glace: Je n′y ai plus ma place. De nombreuses vies m′épuisent de l′intérieur. Traversée, consumée, je suis lasse d′attendre la mauvaise heure. La vermine se pâme, s′admire. Devant le bel encéphale. Dieu me laisse à apprendre: "Ma chair est vraiment viande". Mon enveloppe filandreuse se questionne. Docteur qui grogne dans mon corps vide, et résonne. Je ne comprends plus quand il parle. Mes sens s′absentent et la tumeur se régale. J′ai mal au crâne! Comment te dire? Et si toi tu te fâches et si moi je me lache. Mes pilules au bon goût facile, ma bouche sera docile. Laisse moi! Traque et ne blesse que moi! Laisse moi vide! J′ai si peur! La peur est faiblesse, elle ne tue que toi! Quand il meurt! La bête ne pleure pas, rie toujours en toi! J′ai si mal! Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi! Quand il pleure! La bête ne pleure pas! L′oeil au centre ne s′ouvre plus, ne sait plus. Si je mens encore ou si je ne m′aime plus. A l′intérieur, la crise rugie, furie, se fige. Les sons insufflent aux souffles des coeurs. Pense: "Je t′avertis quelqu′un te prend! Je t′avertis quelqu′un te ment!" Combien de temps? Combien de vents passeront encore sous silence? Combien de fois tomberont mes dents molles? Mes rêves m′appellent, se mêlent toujours: c′ est sourd. Ma vie l′intéresse, les nuits suicides se succèdent. Prenant le pas sur la cure qu′on me plaide. Les maux ne seront jamais sages. Je suis l′âme des pères maîtres qui te vit, celui qui te sent. Ma fille, voila ton héritage. Je suis celui qui marche au coeur de la tête, celui qui te vend. Les maux ne seront jamais sages. Moi, le marchand de chairs faibles, je te prends quand tu m′invites, je suis toi et tu es moi. Enfant vient m′embrasser tendrement. J′ai si peur! La peur est faiblesse, elle ne tue que toi! Quand il meure! La bête ne pleure pas, rie toujours en toi! J′ai si mal! Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi! Quand il pleure! La peur est faiblesse, elle ne tue que toi! J′ai si peur! La bête ne pleure pas, rie toujours en toi! Quand il meurt! Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi! La bête ne pleure pas, vit toujours en moi. Traque et ne blesse que moi.
Une jupe éponge de sang, méléna aime. J′aime boire l′eau chaude et rance de méléna. Une pulpe de fond mangée, méléna aime. Phlegmon rectal, jouet de méléna. Lit d′insultes abyssales, méléna aime. J′aime croire que méléna ne souffre pas. Elle aime se voire quand elle éclate et qu′il. Frappe, soigne, empoigne, canal anal. Méléna mène la lame sans male. C′est qu′elle aime à. Résoudre et laminer son mal. Sentir son âme en elle. Séquelles de l′aine elle a. Malmène son élément de fiel. Ce qu′il aime aima. Dissoudre les fèces, plaisir oral. Méléna se mêle. Emmène la moelle au mélange, mélasse de miel noir. Chienne au flanc purpura, méléna saigne. Mixions sanguinaires plaisent à méléna. Chaîne de hanche cisela, méléna saigne. Surplus de chair, trou de méléna. Déchaîne ses veines externes, méléna baigne. Fluxion solide, abcès de méléna. Elle aime s′asseoir si elle écarte ses cuisses. L′araignée crève sur la toile qu′elle a tissée. Frappe, soigne, empoigne, canal anal. Méléna mène la lame sans male. C′est qu′elle aime à. Résoudre et laminer son mal. Sentir son âme en elle. Séquelles de l′aine elle a. Malmène son élément de fiel. Ce qu′il aima. Dissoudre les fèces, plaisir oral. Sage femelle, méléna met bas sur il. Sème ses selles, miasmes d′une si belle idylle. Méléna nous aime, frappe, saigne, empoigne. Sait qu′elle a mal. Méléna sème les larmes, sans armes. Souille les orifices que l′on convoite en coulisse. Ecarte ses cuisses. Méléna murmure, suppure, se fait saliver. Sur l′objet fécal, amalgame anal. Méléna se mêle, emmène la moelle au mélange, mélasse de miel noir.
Ton cur pend au-dessus de ma tête. Toi l′amant, il ne reste qu′une miette de ta peau douce presque adolescente. La mouche tournoie, elle n′est plus patiente. Poussière chaude veut me faire tousser. Mes mains ne cessent plus de penser. Mes yeux ne veulent plus baver. Juste que ce n′est pas moi qui l′ait tué. Tête faite mal, gouffre avale, c′est un sol sale. La sens-tu brûler? Corps bancal, toi qui tombes. Te noyer gorge violée. Essaie parle! Viens te perdre dans le creux de mes reins. J′aime ton sang sur mon corps. Mange ton cur dans mes mains. Je n′ai rien pu cacher dedans. Je ne fais que te regarder. De mes mains... Te noyer! Laisse-toi boire par les grands secrets des anges! Laisse-toi croire que tu m′as rendue sale. Laisse-moi te voir faible dans un corps qui penche. Laisse-moi avoir le choix que tu n′aies plus jamais mal. Laisse-moi croire que tu n′as plus mal... Un pantin ivre, pour un maître avide. Toujours sourire pour moins dormir. Et te tuer juste pour rire. Laisse-moi croire que tu n′as plus mal.
C′est là que tout recommence. Etranges murs susurrent à nos oreilles. Elle est là attend l′éveil. Mais tout a commencé et tout recommence. On a caché quelques morceaux de tête. Dans sa boîte, bien intacts et mangeables. Je déteste rendre sur elle; je fixe sa bouche. Bientôt, je sors ma langue. Nécrophores. Ils adorent, épier, regarder, examiner. Si rien n′a bougé. Ne te réveille pas! Ceux qui marchent dans le noir. Te scrutent, te dévisagent, pénible songe. Informe image de leur sillage. Ils déambulent sans pied. Leurs jambes exsangues. Moi je les connais bien! Ils te passent, se lassent, t′assujettissent. Tes nuits glissent, se suivent. Leurs sangs s′unissent. Sans saveur. Ton sauveur, effervescente absence. Vous n′existez pas! Ils profèrent lentement, l′anatomie aqueuse se dessinera. Son ventre se décharge vers le bas. La folie s′écoulant sur ses genoux délicats. Quel sinistre corps, la veuve se pleure d′un organe perdu. Dehors. La réalité l′effleure: elle chute, se cogne. Maltraite ses yeux suintants, palpe ses lèvres encore chaudes. Liquide brûlant. Dormir. Aspire le suc des dieux, aime ça! Tu n′existes pas. Ils te passent se lassent t′assujettissent. Tes nuits glissent, se suivent. Leurs sangs s′unissent. Sans saveur. Ton sauveur, effervescente absence. Vous n′existez pas! Dis moi, pourquoi tes yeux s′inondent? Pleure pas! Tout ça n′existe pas! Dis moi, pourquoi ces têtes immondes? Pleure pas, ce soir! Tout ça n′existe pas! Etrange femme murmure à mon oreille. Elle est là, sur moi veille. Ca n′a pas de sens et tout recommence. Leurs danses lascives s′attardent sur toi, touche les, ils sont pour toi! Lèche les grands, lèche dedans! Aussi vrai que toi, ils sont si vivants. Pur sang d′enfant. Leurs bouches salivantes avalent les indices. D′une douce torture. Violente est l′ire! Leurs membres tombent. Sur ta fleur à demi morte. Ne pleure pas! Tu seras toujours la suivante! Tu ne rêves pas!
Encore, encore un autre génocide. Encore un blackos shooté dans le bide. Encore un mec qui n′a pas suivi le guide. Encore et encore. Un autre lendemain glisse vers chaque fin de soleil. Les coeurs palissent, un oeil se plisse comme pour ne plus jamais s′ouvrir. Soupir d′indifférence, cette fille, par chance, prend donc naissance. A tout heure fait sa loi, l′humain se noie, se croit, encore une fois, l′être unique, langue plastique, l′immortel qui n′aura jamais plus mal au corps. Encore un autre lendemain... Les images frappent, claquent ma caboche. D′une croix je coche quand je croise la mort et sa foche. Sur la toile succombe ma planète. Bon de jambes tombent. Résonnent les trompettes, mort se fête. Maisons de passes pullule, cassent des vierges prises pour des garces sans pilule. Des races s′effacent. Le délit de sale ganache marche encore : laisse des traces sur des gosses morts. Encore un autre lendemain... Un bastos dans le bide, une femme qu′on assassine, un peuple qu′on extermine, un gosse couvert d′acide. Encore, encore, non! Encore!
Berce-la! Dans son ventre, petite fille, petite pute. Il est entré, visage obscur, mâle impur. Plus près de toi, laisse pénétrer ses doigts. Elle est sale. Elle a mal. Fenêtres et portes sont fermées, il est entré. Aime-le! Famille sacrée, fermée. Comme une messe, rituel régulier, chaque soir la porte s′ouvre. Maman! elle avait pourtant fait son lit. Maman! Ses draps, son lit sont souillés. Maman... ! Donne-toi à lui ses remords sont des frasques, il te déflore. Donne-toi, mais cri pas trop fort! Ses sales doigts ont taché ton corps. Encore, il te touche, tellement, ta peau est douce.
Naître et paraître sont donc les mots clefs de l′homme. Calculer, chérir l′image que l′on lui donne. Faire naître et mourir. Paraître et souffrir. N′émettre un soupir. Aux lois obéir. Son sexe chérir. La femme assouvir au moindre plaisir du mâle empire. Non! L′homme ne sera pas plus homme! Faire paître et vomir. Né maître et sourire. Par être souffrir. Aux lois d′obéir. Ton sexe chérir. La femme applaudir, ne plus l′amoindrir. Du mâle transpire. Non! L′homme ne sera plus inhumain! L′homme ne sera pas plus homme. L′humain restera sombre et malsain. Demain.
Moi le fruit des autres. J′implore mon effort. Mon effort, j′implore. Envie d′être une autre. Fille du vent prend l′air du temps. Remonte et descend le courant. Suspend l′instant, suicide latent. Bonsoir, les anges insolents. Attendrie, mes enfants sanglotants, je m′enfuis. Sors de ma tête! Entre dans ma bouche! L′orifice est louche. Mais l′idée fort louable, du désir palpable. D′une résurrection, me glace casse le fond: ma destruction. Une prise inconsciente, une incision. Mussant mon enfant mon erreur et glisse sous ma langue: Mon sucre de mort. Le nez dans la fosse, le doigt jusqu′à l′os. Je rends tes paroles à qui les boira. Mussant mon enfant mon erreur et glisse sous ma langue: Mon sucre de mort. Enfermant l′enfant dans son coeur et glisse sous sa porte: Quelques mots de mort. Mot__parle__sois sage__bébé__tue__larmes. Dors__calme__trop mal__demain__vous aimes. Ciel__pleure__les anges__adieu__maman. Ma porte est fermée, qu′est ce que tu as fait? Je force, je force, elle s′ouvre... Elle est là, elle meurt, devant moi Pourquoi, tu as fait ça?
Dors, je veille sur toi. Déclenche ce sommeil réparateur et ouvre ton cur. Laisse moi entrer dans tes rêves et songe au bonheur d′être l′acteur de tes fantasmes. Aucun marasme, mais un spasme des muscles érecteurs, je suis le moteur. Encore, un effort, je veux que tu sois au plus profond de moi. En moi, c′est ça. Laisse toi aller et venir. Respire, construis un empire, pour ton vampire, et ne pense pas à notre devenir. Demain c′est loin. Mord... Oui, mord, et dévore pléthore de vices et glisse ta faim en prémices de tes mains. Moribond ! Sale con ! Vas-tu renaître, cicatriser ? pénètre. Ma fleur du mal se sent mâle. Mort. Et vide de vie, de toute envie. Je revis car je suis au creux de tes bras. Putrides sont tes pensées, tétaniques sont tes actes. Frissons factices. Je m′enlise dans le malsain. Dévore... Mort, mord,...
L′arbre s′affaisse au murmure de l′il qui chuchote à la bouche, offense, faute, simple secret. Ça avance comme un flot de méthane. Empourprant ma gangrène des pieds jusqu′à la tête, je suinte, je saigne, pour vous ma race humaine qui s′est endormie au coin du monde. Immonde est le reflet du péché trop lourd à porter, donc je le porte. Je suis l′enfant choisi, conquit, né sur sa terre promise soumise à mon fouet qui lacère les chairs perdues s′étant détournées du droit chemin qui est le mien. Veux-tu encore m′entendre geindre & me plaindre... Non. Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore dans l′air putréfié et chaud. Car bientôt je viendrais vous sauver. Ma couronne d′épines insérée dans la tête, moi, assidue, j′obéis au grand maître et je lèche à en perdre mon haleine presque morte, je suffoque, je m′étouffe en étant à sa droite, mais soit. Je visionne comme un film chaque vie qui défile, trie et parfois imagine. Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore, attend-ta mort. Ton corps s′endort dans ma venue indolore. Et je me saigne aux quatre veines, aux quatre sangs, pour que mon auréole devienne diadème et qu′un jour, scintillant, il devienne bien brillant. Dormez tranquilles, impassibles, car du haut de mon trône, moi, je vous conditionne. Moi, je vous conditionne! Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore, attend ta mort, implore. Ceux que tu adores, te tendent la main et te laisse à ton sort. L′ironie du sort? Le sort! Enfant, assieds-toi contre moi, en moi. Je suis partout, j′ai soif. Viens dans mon viol. Ton âme prend feu. Je suis celui qui pompera ta vie.
Assez. Masquée la conscience est. Par autrui toujours trompé. Toi qui m′ as menti, trahi. Écoute ces mots et subis. Encore une nouvelle autopsie de notre société que tout le monde s′ accorde à haïr, à critiquer. Il est bien beau de parler mais avant il faudrait agir, essayer au moins de construire plutôt que démolir. De nos jour le rebelle est dans la norme, avoir l′ air d′ un fou, être violent est à la mode, fils du métal ou enfant des cités, ce qui compte ce n′ est pas c′ que l′ on paraît mais ce que l′ on est. Assez. La vie n′ est qu′ un immense théâtre, ou tout le monde joue un rôle, et bien souvent en coulisses, une déception amère l′ emporte. Tellement de parure pour si peu de grandeur d′ âme à en croire certains une étincelle est une flamme. Se cacher dans une attitude qui tombera un jour ou l′ autre. Se mentir à soi même c′ est avant tout mentir aux autres. Avoir le courage de regarder dans le miroir son vrai visage et accepter de le voir. Assez.
Sale, je vous hais. Dieu que tu m′as bien habillé et c′est bien appris. Chaque nuit, je fais un peu plus sur ton lit. Mais voilà, ma culotte saigne encore. Viens décrasser ce corps! Tout n′est pas sec. Cette odeur, c′est quand je reste allongée... Tu ne trouves pas? Tu ne sens pas? J′ai tous mes doigts; prends ma main et ne serre pas! Toutes les fois ou grand roi s′est joué de sa reine. J′ai presque rongé mon âme (souviens-toi!) Pour rester dans ces femmes: Celles qui te plaisent, celles que tu baises. Dis leurs mon nom! Je ne peux plus boire cette eau noire. Tu te toucheras! Pourquoi tu ne viens jamais sur ma tombe? Personne, à jamais bête et nauséabonde. Je pense trop: "C′est alors qu′elle s′imagine la pelle s′enfoncer. Dans la terre, puis dans sa tête". Violent, et méchant coup a fendu mon être. Dont il ramasse les restes, morceaux ruinés. Dont il se délecte. Je t′ai vu quand tu ne m′as pas reconnue. Chercher tes gestes face au corps que tu as émue. Tu t′obsèdes et t′éloignes de moi. Quoi que tu fuies, je resterais sous ton toi. Là où nos deux corps saignent. Un amer goût de fer, arrière goût de sang. M′en sortir, ça je ne peux plus. As-tu pensé aux âmes et aux soeurs que tu as déçus? Ils me mangent et tu l′aimes. Je pleure les saints de te voir sur cette chienne. Sale. C′est cette pute qui m′a tuée. Je pourris, pour ça je vous hais. Tombe ne fleurit. Je vous hais, pour ça je tuerais.
Rage! C′est une rancur exacerbée, une intime colère, qui me pousse à cracher ses mots à terre. Naïve, j′ai longtemps cru que la violence ne servait que la violence. Mais force est de constater, encore, que la loi du plus fort est toujours d′actualité. Tout est prétexte à frapper, écraser, humilier, celui qui n′a rien demandé. Sang pour sang pur-sang blessant, l′il pris par le sang... L′il injecté de sang! Mon esprit pour toujours marqué, de mon visage masqué du sang qu′un gars maqué a libéré, tiqué d′un soit disant manque de respect! Ainsi faut-il penser face à cet homme dont la vie est célébrée ! L′il injecté de sang! Sang pour sang pur-sang blessant, l′il pris par le sang... L′il injecté de sang! Homme mystifié, acte non justifié. Quoi que l′on fasse la haine emporte toujours l′homme! Quoi que l′on dise la haine emporte toujours l′âme! L′homme... L′âme...
L′idée... Décharnons nos pantins. Nos poupées et autres jouets. Le temps d′un souffle court. Qui nous satisfait. Plaie! Ces singes grandioses, féroces. Forment la ronde. A grosses gouttes. J′ai bu le lait des mères. Vu les cloches amères. Fondre, macabres s′accaparent. Notre ère, comme un homme sincère. Je suis un être parfait, modelé, apprivoisé. Je ne sais pas marcher, ni me rappeler de qui tu es. Je ne vous parlerais plus, les mots m′éventrent soudain. L′odeur m′égorge et le silence m′appartient. M′egorge, en silence. Le vide suinte, le jasmin à même nos vagins. J′ai rêvé si peu, pensé si peu. Que ma tête tournée vers les cieux. J′aurais surpris mes yeux perler, se saler. Les trahis seront bien gardés. Nous voilà esclaves! Kyste humain propose à monde utérin. Nécroses de cendres. Préparant chaque bouche à cadavre. Chaque souche en esclaves. Convives d′instants. Dévorés d′élégies jalousives. Ressaisis d′hérésies plaintives. Être d′un moment, pense à sa vie irréfléchie. Champs amniotiques accélèrent l′envie frénétique. De frôler, de palper, l′égoïsme. Philistins, philistines, nos rires deviennent échos. Notre pas est lourd, sourd. Jugez de votre peau: le soleil, parait bien plus cruel. Nous fermons les yeux.
Je ne m′entends plus. Je ne m′en sors plus! Aide-moi, rien qu′une autre fois! J′ai mâché mes mains. Je ne sens plus rien. Éteints moi! Je sais la vérité, l′ai toujours honorée. Je sais la vérité, je l′ai toujours détestée. Non, je ne veux plus m′asseoir. Ma vie n′était qu′un rêve. L′amertume s′amoncelle. Je prie d′être irréelle. Nos veines ruissellent. Envahissent ma tête et je crève. J′ai cassé la beauté, effacé, gratté, cessé d′exister. Non, je ne veux plus m′asseoir. Plus envie de te voir prés de moi, non! Enclin disgracieux. J′irais brûler mes ailes. Mutation corporelle. Je m′aime facétieuse. Démons malins galopent. Si beaux, sur leurs chevaux m′enveloppent. Enlevez-moi! L′armée d′infidèle me saisira. Assise. Non! J′ai sali les amants de ma langue de serpent. J′ai enflammé nos chairs avec nos amours passées. J′ai pleuré les avants, la rage des pères. J′ai brûlé nos bancs, de toute ma haine, je me lève. Rien, envie du sien de bien. Rien, envie de moins de bien. Plus envie de nos devoirs là-bas! Plus envie de te voir prés de moi! Ce que tu ne peux sentir. Tu n′as pas compris. Tout ce qui me fait languir. Tu n′as pas compris. La vérité, tu ne l′as pas comprise. M′a rattrapée, tu n′as pas compris: J′y crois encore.
Salope sourit, trahit, détruit, sale pute. Juste un morceau de ton cul, salope, j′en veux juste un pour pouvoir le brandir, l′asseoir, le voir pourrir à la droite de dieu et le savoir mourir... Une partie de ta luxure. Copule, c′est sûr ta pute simule, s′assume. Place-toi dans la cabine, la boite à confessions. Dis-lui que tu signes et dévoile ta passion. Montre-lui tes ruines et baisse ta culotte. Salope! Idéaliste, opportuniste, anorexique et boulimique, je me nourris de ta peur pour pouvoir la vomir. Mon cour se vide rongé de mauvais bonheur. Je vis à l′intérieur de la vermine sous la poudre et l′artifice que tu ne peux dissoudre Salope! Je mens, je mens tellement. Comprends, comprends-moi. Je mens tellement. Comprends-moi. Je suis ma création. Je suis mon ambition. Je suis ma création. Juste ta fiction! Comment, comment pourrais-tu savoir? Comment, comment pourrais-tu m′avoir? Comment, comment es-tu sure de moi ? Comment, comment pourrais-tu me croire? Comment, comment... ? Croire
Un crépitement fait vibrer les tempes. Il impérialise la perception. Seul, dans les pas de mon ombre sur le chemin je vais... ... La vie va et vient, cette masse en action haletante. Troupeau bestial qui vit son instant, profite du moment. Je la sens, la devine dans mon réveil obscur. Seul, mince, un rayon clair parcours la pièce. Il me dégoûte, les cloches sonnent. Je suis pourtant comme eux. Je vois ces treize nouvelles heures. A passer dans ma semence sordide. Leur songe sophistiqué incarcère lentement. Mon esprit calciné, divergent. Je me lève et m′habille, embrasse ma femme et ma fille. Ma peau diurne me sert un peu. Le trou quotidien s′ouvre. Sauvez-moi. Je me revois enchaîné à ma chaise. Ils allument les feux, les cloches continuent à sonner. J′entends chanter des litanies. Mes pieds sont réduits en cendres. Mes muscles craquent, ma moelle et mon sang sifflent. Ma chair se consume comme du cuir rétrécit. Deux bâtons desséchés et noircis. Les os de mes jambes pendent au dessus des flammes. Qui montent, bientôt lapent mes cheveux. Ma tête est une boule de métal en fusion. Mes yeux étincellent puis fondent dans leurs orbites. Si j′ouvre la bouche, je bois du feu. Si je la ferme le feu est à l′intérieur et pourtant. Les cloches sonnent toujours. Sauvez-moi! Je me situe entre les dernières limites de la partie humaine. Et les frontières de la vie supérieure. Je ne connais pas les heures. Mon Lucifer latent bourdonne à l′ombre de mon ouie. La tête cornée, chantonne de sombres liturgies. Je ne fuis, je ne puis. Je ne suis pas fou ni loup. J′entends sa révolte luciférienne. Il règne. Il fait route vers le monde depuis que le monde est monde. Je m′exécute à sa voix, il me nomme le sens occulte de son émoi. A sa vue, je vomirais de peur tant son tronc est large et froid. Il supplante ma couche dérobant bible et crucifix. Vers minuit mon esprit se morcelle car je dois défier dieu. Je suis promis à la vie éternelle je fais ces choses tant que je peux. Tant qu′il m′appelle. Je ne connais pas les heures. Mon Lucifer sort du trou, noire lumière. Sa voix bestiale me dicte et m′étreint. Je me fends en deux nous ne faisons plus qu′un. Dans cette lumière, tu seras à moi aux siècles des siècles. Les ténèbres seront les témoins de notre union. Et les foudres du ciel seront nos cierges. Je possède, j′embrase nos étreintes par l′extrême onction. Moi, le fiancé de la perdition. Mon existence dévorée de l′anathème. Aime moi sur l′autel brûlant du blasphème.
Tu aurais du ressentir en toi, une nouvelle perception, un nouveau regard, avide de savoir, grandissant & cherchant en toi c′que jamais il ne trouvera. Tu refusas d′y croire, retenant physiquement, c′qui n′avait pas sa place en toi, c′que tu n′voulais pas voir, qui n′aurait jamais dû être là. Être là. Nous ne verrons plus jamais à deux, débarrassés d′une incision à la lame. L′extraction aura quand même lieu, des hurlements stridents emplissant ton âme, laissant tes yeux secs, pas une larme. Lui, sorti de cet antre imprégnée d′alcool, de fumée, déjà maculé de ton sang impur, sa première sensation se pesant comme une vision, une impression, la folie derrière les murs. Tu ne lui donneras jamais le sein, tout ce qui pouvait te raccrocher à lui n′était rien, laissant cette graine jetée à terre inconsciemment, se développer comme la gangrène ne pensant pas que par l′enfance, la vie d′un être est déterminée. Tu devais pourtant incarner le lien viscéral entre ce ventre céleste & son contenu maudit. Sais-tu c′que peut être une vie à subir, nourrit aux racines d′un amour létal, croire que tu vas venir? Cris, violence & non-respect de l′être ne peuvent amener qu′au mal de vivre, à une rancur amère, toujours aussi présente. Le pardon ne pouvant s′envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu′il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s′enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. Plonge tes mains dans mes larmes blanches, nage au sein d′une volute d′abominations, de laideur, de carnage. Goûte dans ma bouche, l′arôme amer de l′ennui. Toutes ces tortures qui hantent mes nuits. Entends de mon ouïe, ces notes mélancoliques, mes grincements de dents, cette musique symbolique. Regarde dans mes yeux, une vision troublée du vrai visage de l′homme angoissant, torturé, touche, de mes mains, tes joues humides. Une douce peau parfumée qui finira putride. Ressent ce liquide qui frappe tes tempes, rougit mes yeux, mais pourtant, alimente le cur du nourrisson comme celui du vieux t′épousant dans la chair, les bosses, les creux. Tu peux le percevoir, le sentir ruisseler, c′n′est plus la peine de croire. Non, je ne peux pas oublier! Non, je ne veux plus oublier! Un déséquilibre profond flotte en moi, écarquillé, vitreux. Je dois être déchiré, je ne sais plus vraiment c′que j′fais. Ta gueule est tuméfiée. Que dire, pas grand chose, tout ça devait arriver. L′important, au fond, c′est de crever l′abcès, hurler, extérioriser, en morceaux t′enterrer. Le sang épais & chaud galvanise mes mains. Mon cur, par terre, emprunte le chemin qui mène à l′horreur d′une excitation morbide, les yeux brillants, le regard matricide. Ce soir, tu m′as mentit encore une fois... Tu avais dit que tu rentrerais tôt. Mais la terre dans ta gorge me laisse croire que, maintenant, tu ne rentreras plus. Je construits des abysses, c′est si beau, quand c′est au fond de la peau. Que je l′aime ton doux regard qui plisse... C′est si beau quand je défonce ton cerveau.
Pourquoi? Regarde c′que tu m′as fais! Je n′arrive plus à me souvenir. Mes yeux aveugle, ma bouche vomit. Tu bouffes ma haine, mon corps qui pourrit. Je n′trouve plus ma place dans son plaisir. Il m′a pompée les restes d′innocence. La mauvaise herbe semée dans son ventre... J′n′ai ni remords ni regret. J′n′éprouve plus rien pour personne. Pourquoi? Regarde c′que tu m′as fais! Le regard vide et le cur blanc. Je me voue, tu vois, mais fait semblant. J′ai appris à rester sèche et seule. La main absente a volé l′émotion. Je n′arrive plus à avoir de dévotion, ni la putain de célèbre affection. Et quand j′obtiens tout c′que je veux, j′n′en veux plus, me lasse, et le détruis. Pourquoi?
Regarde c′que tu m′as fais! Tu vois, c′est plus fort que moi, mais toi, tu n′y échapperas pas. La vie, comme tu la vois, est, chaque jour, différente pour moi. Tu aimes autrui et tu partages... Je crois que moi je n′connais pas. Viens et approche-toi de moi! Sens l′enfer grandir en moi. La salope prend tout, elle aime, elle utilise. Chienne, pourquoi...? Tout ce qu′elle commence, elle ne le finira jamais.