Ah, qu′il était doux d′ai- Qu′il était doux d′aimer Doudou Qu′il tardait à Doudou D′ouvrir tout son coeur à Dédé
La lune éclairait les eaux noires du lac salé Doudou a plu Dédé Et sur le chemin qui les mène, un gros caillou Dédé a plu Doudou
Elle se demandait d′où Venait son amour pour Dédé Et Dédé doutait d′ou- D′oublier un jour sa Doudou
Le sable des dunes était chaud comme leur peau Doudou a plu Dédé Ils s′aimaient d′amour, d′eau douce et de fruits nouveaux Dédé a plu Doudou
Mais le mois des pluies revint Pour une autre Doudou Plus dorée, plus dodue Il s′en est allé très loin A l′autre bout de l′île Et n′est plus jamais revenu
Le vent se soulève et secoue les bananiers Doudou n′a plus Dédé La pluie fait des ronds sur les eaux du lac salé Doudou n′a plus Dédé
On reste seul sur un quai vide Comme si l′on attendait quelqu′un A se redire qu′elle s′en va, que tout chavire Et que l′on n′y comprend rien Et que l′on n′y comprend rien
Ou que le train t′emmène D′aussi loin que tu reviennes Tu me reviendras Il le faudra bien Ne vois-tu par des signes Que la chance nous dessine J′ai ta ligne de vie Tracé dans ma main
Tu ne vivais que par tes rêves Je ne voyait que par des miens Le conte ds fées battais de l′air On s′aimait tant mal que bien On s′aimait tant mal que bien
Ou que le train t′emmène D′aussi loin que tu reviennes Tu me reviendras Il le faudra bien Ne vois-tu par des signes Que la chance nous dessine J′ai ta ligne de vie Tracé dans ma main
Vivons ensemble nos colères Et nos tendresses et nos chagrins A faire l′amour, à faire la guerre Qui sont écrits dans ta main Qui sont écrits dans ma main
Ou que le train t′emmène D′aussi loin que tu reviennes Tu me reviendras Il le faudra bien Ne vois-tu par des signes Que la chance nous dessine J′ai ta ligne de vie Tracé dans ma main
Well, ′t was Sunday morning when we met, The streets were still empty and glistening wet, I said “How would you like To share my Sunday Times? The way to read a paper is over Somebody else′s shoulder.” You said “Yes”, you said “Yes, I′d like to read the Times with you”, And we had tea and Times for two. We went through good times and bad Side by side and hand by hand With Times and Sundays flying by Like paper planes in the summer sky, And Sunday was my favorite day Until that Sunday you went away. Now you′re gone and there′s no one To talk about elections with And argue over sections with.
It′s Sunday morning, Sunday blues Got piles of old papers full of bad news And I won′t get out of bed Until the sun has set. I′ve read the editorial, the weekend reviews But I can′t get through all the rest of the news ′Cause now you′re gone, now you′re gone… I think of you between the lines And I can′t get through the Sunday Times.
When I woke up this morning You were on my mind, said you were on my mind I got troubles, whoa-oh I got worries, whoa-oh I got wounds to bind
So I went to the corner Just to ease my pain, said just to ease my pain I got troubles, whoa-oh I got worries, whoa-oh I came home again
When I woke up this morning You were on my mind You were on my mind I got troubles, whoa-oh I got worries, whoa-oh I got wounds to bind
And I′ve got a feelin′ yeah Down in my sho-oo-oo-oes, yeah Way down in my sho-oo-oes And I got to ramble, whoa-oh I got to move on, whoa-oh I got to walk away my blues
When I woke up this morning You were on my mind, said you were on my mind Say, I got troubles, whoa-oh I got worries, whoa-oh I got wounds to bind
Avec son marteau piqueur Il creuse le sillon De la route de demain Il y met du coeur Le soleil et le gel Sont écrits sur ses mains
Le Portugais dans son cire tout rouge Qui ressemble à un épouvantail As-tu vu l′étrange laboureur Des prairies de béton et des champs de rocaille
Il faut en faire des voyages Il faut en faire du chemin Ce n′est plus dans son village Qu′on peut gagner son pain Loin de son toit, de sa ville A cinq cent milles vers le nord Le soir dans un bidonville Le Portugais s′endort
Il est arrivé A la Gare d′Austerlitz Voilà deux ans déjà Il n′a qu′une idée Gagner beaucoup d′argent Et retourner là-bas
Le Portugais dans son cire tout rouge Qui ressemble à un épouvantail Il ne t′entend pas Il est sur le chemin qui mène au Portugal
Il faut en faire des voyages Il faut en faire du chemin Ce n′est plus dans son village Qu′on peut gagner son pain Loin de son toit, de sa ville A cinq cent milles vers le nord Le soir dans un bidonville Le Portugais s′endort
Elle m′a confié pour l′été sa plante verte, une violette africaine, Elle m′a fait la bise et puis elle est parti comme une fleur, vers une plage lointaine Elle nous avait planté là, ma plante et moi ensemble, je l′arrosais Pendant toute la belle saison on patientait à l′ombre, on attendait
Ma plante perdait ses pétales et moi je dormais mal, c′était septembre Nous vivions à petit feu, nous attendions tout les deux, lasses d′attendre Je la négligeais un peu, elle ne m′en voulait pas, elle comprenait On passait des folles nuits devant notre télé, on s′amusait
Ma violette africaine Fleurs de printemps s′en viennent, s′en vont On retrouve dans la peine Ses compagnons des quatre saisons
Nous étions abandonnés, et comme les nuits d′hiver se faisaient longues Je ramenais à la maison des copains, des chiens perdus, des vagabondes Et ma plante vivait d′mégots et d′épingles à cheveux, elle se fanait Elle se penchait vers la vitre, guettant sa maîtresse ou un peu de soleil
Le printemps a mis longtemps à m′apporter une gentille demoiselle Elle m′a rebrisé le coeur; elle a rangé mes placards et mis ma plante à la poubelle Mais j′ai sauvé ma camarade, elle a reintégré sa cheminée On n′oublie pas ses amis à cause d′une amourette qui vient à passer
Ma violette africaine Fleurs de printemps s′en viennent, s′en vont On retrouve dans la peine Ses compagnons des quatre saisons
Quand la chance passe, Elle peut te donner n′importe où son rendez vous Quand la chance passe Faut lui glisser du premier coup la corde au cou
La vie passe, impair et manque Elle va du rouge au noir Qui peut savoir Elle fait sauter la banque Ou te met sur la paille Quand tu te crois de taille A changer la Terre Et que tu fais tout pour lui plaire Elle se détourne de toi Et voilà
Quand la chance passe, Elle peut avoir tous les visages à tous las âges Quand la chance passe On la reconnaît pas toujours, c′est comme l′amour
Faites vos jeux,messieurs, mesdames Les jeux sont faits Salut, rien ne va plus Faites vos jeux, et qui perd gagne Et qui perd vendredi Dimanche gagnera, bonjour la folie Il sera le roi de la nuit Mais il n′aura plus d′amis le lundi
Il a plu quarante jours, Il a plu quanrante nuits Le soleil est revenu Le ciel, la vie maintenant nous sourient. Une fleur est apparu Sur le sol encore mouillée La colombe est revenue Ce soir avec une branche d′olivier.
Il a plu quanrante jours, Il a plu quanrante nuits, Le soleil est revenu Le ciel, les fleurs maintenant Nous sourient Que c′est bon de regarder, Regarder tout droit devant. Que c′est bon Que c′est bon d′écouter La terre qui sèche et qui chante. Sous le vent.
Que c′est bon de voir la vie S′éveiller après la pluie Il a plu quarante nuits. Mes frères, souvenez-vous bien De la pluie. Que c′est long, que c′est long, Que c′est long, que c′est long Quarante nuits. Mais le soleil est revenu. Mes frères, souvenez-vous bien De la pluie.
When I first came to town They called me the roving jewel; Now they′ve changed their thing, They call me Katy Cruel, Come diddle ′m day Oh, little lioday.
Oh that I was where I would be, Then I would be where I am not, Here I am where I must be, Go where I would, I can not, Come diddle ′m day Oh, little lioday.
When I was young and twenty They brought me the bottles plenty; Now they′ve changed their thing, They bring me the bottles empty, Come diddle ′m day Oh, little lioday.
Oh that I was where I would be, Then I would be where I am not, Here I am where I must be, Go where I would, I can not, Come diddle ′m day Oh, little lioday.
Well down the road I go, And through the bogs and mire, Straightway cross the fields, And to my heart′s desire, Come diddle ′m day Oh, little lioday.
Oh that I was where I would be, Then I would be where I am not, Here I am where I must be, Go where I would, I can not, Come diddle ′m day Oh, little lioday.
Viens prendre un verre petite La trompette ça donne chaud Je ne refais mon tour qu′à minuit Je vais jouer pour ces idiots Qui ne savent même pas qui je suis...
Tu veux savoir mon histoire Tu veux boire à la gloire De la musique, au roi du blues Si le roi vit encore Son royaume est bien mort Je n′ai pas vu comment passait le temps Et je n′ai plus vingt ans Et je n′ai plus vingt ans
C′est à Chicago, en 51, dans un petit bar C′est à Chicago, mon premier cachet à 25 dollars Puis ma première jatte avec mon ami Dizie Gillespie Mon nom en grand à Carneggie Hall Ca n′pouvait pas durer la vie
Tu veux savoir mon histoire Tu veux boire à la gloire De la musique, au roi du blues Si le roi vit encore Son royaume est bien mort Je n′ai pas vu comment passait le temps Et je n′ai plus vingt ans Et je n′ai plus vingt ans
Tu veux du mélo Ce soir j′ai vendu ma trompette en or Tu veux du mélo Quand je joue les gens parlen′encore plus fort Je bois un peu trop Mon impressario dit qu′je n′vaux plus rien Pourtant je joue comme à Chicago Crois moi je suis encore quelqu′un
Tu veux savoir mon histoire Tu veux boire à la gloire De la musique, au roi du blues Si le roi vit encore Son royaume est bien mort Je n′ai pas vu comment passait le temps Et je n′ai plus vingt ans Et je n′ai plus vingt ans
Tu passes dans mes insomnies comme un soleil de nuit Tu es le visage inconnu du paradis perdu
Maria, Maria, sans tes yeux, sans ton corps, sans ta voix Maria, Maria, je ne suis que la moitié de moi
Je te cherche partout comme un chien, comme un fou J′ai donné à mon rêve ton nom Et c′est lui qui m′réveille et c′est lui que j′appelle A tous les vents de mes illusions
Maria, Maria, Maria, Maria, Maria Maria, Maria, je ne suis que la moitie de moi
Je ne retrouve le matin que le gris quotidien Tu disparais dans les fumées de la réalité
Maria, Maria, sans tes yeux, sans ton corps, sans ta voix Maria, Maria je ne suis que la moitié de moi
Je voudrais me lever, je voudrais te toucher Et je sais que tu n′es pas très loin Et qu′au fond de tes nuits tu m′attends toi aussi Mais c′est long la moitié du chemin
Je voudrais me lever, je voudrais te toucher Et je sais que tu n′es pas très loin Et qu′au fond de tes nuits tu m′attends toi aussi Mais c′est long la moitié du chemin
Maria, Maria, sans tes yeux, sans ton corps, sans ta voix Maria, Maria, je ne suis que la moitié de moi
Le vent s′engouffre dans ma valise Et sur ma route il y a des trous J′ai vu tant de rues, j′ai vu tant d′églises Mais les plus belles étaient chez nous
Mon village est loin, à l′autre bout du monde Et ma maison n′est plus qu′une chanson Comme la neige, mes rêves fondent Buvons, mes frères, les vagabonds
Des Caraïbes aux Philippines J′ai traîné ma carcasse un peu partout Mais les chemins qui mènent à nos collines Avaient des pierres douces à mes pieds nus
Mes camarades à l′autre bout du monde C′est bien justice, m′ont oublié Je leur adresse une colombe Buvons, mes frères, à leur santé
Le vent s′engouffre dans ma valise Pourtant la chance est souvent venue Elle est bien brave, quoi qu′on en dise Mais il ne faut pas trop dormir dessus
La pauvreté manque parfois de charme Mais l′herbe est douce aux malheureux Pas de discours et plus de larmes Venez mes frères me dire adieu
I wanna talk to you about the time of the year We call it the fall It′s a time when you can feel the change comin′ Like sometimes late in the evening You can feel a little brisk air Nipping up at the back of your neck Kinda makes you wanna hunch up your shoulders Put your blue jeans jumper up around you
You can feel it in your bones You know a change is gonna come A little change never done nobody no harm
It′s the time always makes me think about Old hobos sittin′ out around the campfires at night Boilin′ up some old coffee in an old tin can Tryin′ to keep warm Whoo, listen to them
But it is also a time when I get a restless feeling Makes me just wanna get on a freight train and ride somewhere Like there is something somewhere saying "Come see about me, check me out"
You can feel it in your bones You know a change is gonna come A little change never done nobody no harm
It′s a time if you go out in the woods You can see the turnin′ of the leaves And a kind of smells good to you Yeah but it don′t last long B′fore you know it Winter′s come clampin′ down on you And there you are hoverin′ in your coat Tryin′ to keep yourself warm
But it′s a good time It′s a good thing It′s a change
You can feel it in your bones You know a change is gonna come A little change never done nobody no harm
Il est venu des plaines du soleil, de vent Balayant la prerie Chayenne Comme une ... de vin Mais quand j′ai eu a preparer Une route vers l′ocean Qui peut lire dans sa fumee Que rien n′arrete la-dedans
Le cheval de fer, cheval de feu Qui suis sa course d′ici pour loin Cheval de feu cheval de fer Qui passe et ne vois rien
Il fais jair des flammes Sur son chemin d′acier De ces flammes montent des nuages Ils trachent la fumee Il a chasse le bison sauvage Faisait des mines rase les terres Sommeille les villes sur son passage Ou s′arretera l′enfer
Le cheval de fer, cheval de feu Qui suis sa course d′ici pour loin Cheval de feu cheval de fer Qui passe et ne vois rien
Le cheval de fer, cheval de feu Qui suis sa course d′ici pour loin Cheval de feu cheval de fer Qui passe et ne vois rien
Martine, Martine Auprès de notre enfant je t′imagine Tu peux te rechauffer à son soleil Vous pouvez profiter tous deux du ciel
Martine, Martine Ce matin ton image se dessine Comme un rayon d′espoir dans ma prison Pourtant le temps est long Martine, Martine, je t′aime Martine, Martine pardonne moi Pardonne moi Martine
Je t′aimerai comme on n′aime plus Pour rattrapper tout le temps perdu Je t′aimerai à te délivrer Des souvenirs des amours passées
Martine, Martine Je ne suis pas de ceux qui se résignent A vivre sans soleil et sans amour Aussi vrai qu′il fait jour Martine, Martine je t′aime Martine, Martine ne m′oublie pas Ne m′oublie pas Martine
Je t′aimerai comme on n′aime plus Pour rattrapper tout le temps perdu Je t′aimerai à te délivrer Des souvenirs des amours passées
Rien ne pourra séparer nos vies Puisque l′amour les a réunies Si l′on n′a plus qu′une liberté Que ce soit celle de nous aimer
It was said of the sheriff to Calhoun Parish Not to ever touch his daughter Anna-Lee, For to look at her with lustful eyes was certain To get you a time in the penitentiary.
It was true, she was quite hilarious(?) It was true, she had eyes for me; Then one night at a dance she walked up to me And ask me would I, please, meet her down by the creek
As I listened to her dangerous proposal I thought about the high sheriff catching me; As I shook my head quietly and left the party, I heard her laugh and say "You′ll be sorry"
Then came upon my door a loud disturbance, I opened it to the sheriff and his deputy. He said, "Son, did you molest my daughter?" I said, "Sheriff, I do not know of what you speak."
Then he grabbed me roughly by the collar And he flung me sprawling out into the street; There were days in the jail with claustrophobia And all on that kind of a b**** Anna-LeeS
When I finally worked a bar loose from my window And I made my way into the woods of Calhoun, Late at night I came upon the cabin; It was the home of Jaime Cross, a friend I knew.
Would you mind if I sat down at your table ′Cause it′s been a while since I′ve had time to eat And I′ll pay y′all back when I′m able, But right now the high sheriff is after me.
J′habitais au deux et elle au quatre mille deux cents Moi, près du désert et elle au bord de l′océan Elle était jolie avec ses taches de rousseur Elle sortait de l′école à quatre heures
On partageait des ice-creams, on buvait des sodas On avait douze ans, l′amour faisait ses premiers pas Des petits baisers d′adieu sur Hollywood Boulevard Et puis je rentrais chez moi pour en parler à ma guitare
Elle c′était Noisette et moi j′étais Cassidy On avait pour nous toute la Californie Des chemins de sable et des plages pour géants On était chez nous, c′était défendu au plus de treize ans
J′imagine qu′elle est loin de nos jeux interdits Et que la Noisette a oublié son Cassidy Moi, je m′en souviens, et assez bien de son visage Mais c′est pas plus tôt de mon enfance et de son paysage
Elle c′était Noisette et moi j′étais Cassidy On avait pour nous toute la Californie Des chemins de sable et des plages pour géants On était chez nous, c′était défendu au plus de treize ans
Sarcelles a ses marlous, Bercy a ses clochards Saint-Germain-des-Prés a Big John Le Tatoué Qui touche sa bille au billard Il est grand et con comme la Tour Montparnasse Et un peu plus costaud qu′un percheron Et dans tous les bars les loubards quand il passe Laissent la place et l′appellent patron Precaution, et ils disent:
On casse pas le moral à Zorro On dit pas merde à Capone On tire pas le masque à Fantomas Et faut pas faire de la peine à John
Un jour du fond de sa brousse Vint un cul-terreux Qui nous dit je cherche un nommé John Je suis un as du billard Mon nom est Jacques Izambar Mais pour les intimes c′est Tom Ouais, je cherche un genre de mac Qui roule sa caisse en Cadillac Une occaze naze à cent sacs Qui m′a piqué mon flouze Et j′arrive de Toulouse Pour lui faire passer le goût de l′arnaque Et tout le monde lui dit: Jacques, fais pas le braque
On casse pas le moral à Zorro On dit pas merde à Capone On tire pas le masque à Fantomas Et faut pas faire de la peine à John
Un silence de mort Dans la salle de billard Lorsque John a tombé le gilet Mais après la bagarre La seule partie du malabar Qu′a pas saigné C′était sa plante des pieds Deux cent cinquante et quelque estafilades Et deux trois balles par ci par là Et je vous prie de croire Qu′on a changé de sérénade En voyant John les bras en croix On chantait tous:
On casse pas le moral à Zorro On dit pas merde à Capone On tire pas le masque à Fantomas Et faut pas faire de la peine à Tom
Ce qui est pour vous apprendre Qu′il ne faut jamais arnaquer Des gens que vous ne connaissez pas Meme si vous roulez en Cadillac fraise écrasée Avec des chaussures assorties
On casse pas le moral à Zorro On dit pas merde à Capone On tire pas le masque à Fantomas Et faut pas faire de la peine à Tom
Ecoutez, bonnes gens, la cruelle Et douloureuse histoire des frères Dalton Qui furent l′incarnation du mal Et que ceci serve d′exemple A tous ceux que le diable écarte du droit chemin.
Tout petits à l′école... A la place de crayons ils avaient des limes, En guise de cravates des cordes de lin. Ne vous étonnez pas, si leur tout premier crime Fut d′avoir fait mourir leur maman de chagrin.
Tagada, tagada, voilà les Dalton Tagada, tagada, voilà les Dalton C′étaient les Dalton Tagada, tagada, y′a plus personne
Les années passèrent... Ils s′étaient débrouillés pour attraper la rage Et ficeler le docteur qui faisait les vaccins Et puis contaminèrent les gens du voisinage S′amusant à les mordre, puis accusaient les chiens.
Tagada, tagada, voilà les Dalton Tagada, tagada, voilà les Dalton C′étaient les Dalton Tagada, tagada, y′a plus personne
Ils devinrent des hommes... Un conseil, mon ami, avant de les croiser Embrasse ta femme, serre-moi la main Vite sur la vie va te faire assurer Tranche-toi la gorge et jette-toi sous l′train
Tagada, tagada, voilà les Dalton Tagada, tagada, voilà les Dalton C′étaient les Dalton Tagada, tagada, y′a plus personne
Mais la Justice veillait... Comme tous les jours leurs têtes augmentaient d′vingt centimes des centimes américains Qu′ils étaient vaniteux et avides d′argent Ils se livrèrent eux-mêmes pour toucher la prime Car ils étaient encore plus bêtes que méchants
Tagada, tagada, voilà les Dalton Tagada, tagada, voilà les Dalton C′étaient les Dalton Tagada, tagada, y′a plus personne
Elle buvait son café, l′addition était prête Et j′allais la laisser s′envoler. C′est trop bête Elle a pris dans son paquet une cigarette Un garçon, empressé, accouru l′allumer Pourquoi lui, il est triste, il est trop petit Un briquet et j′avais du génie
Ah quand on a du feu c′est un jeu de se décider Craque une allumette et tu peux tout imaginer Rien qu′une étincelle: "Mademoiselle, je suis amoureux Venez, venez ce soir, venez chez moi, y′a du feu"
Alors j′ai acheté de quoi faire une flamme J′étais prêt à foncer au moment où la dame Sortirait de son paquet une cigarette Sitôt dit, sitôt fait, je ne l′ai pas raté Quelques mots bien choisis et elle est à moi Je la vois me tomber dans les bras
Quand on a du feu c′est un jeu de se décider Craque une allumette et tu peux tout imaginer Rien qu′une etincelle: "Mademoiselle, je suis amoureux Venez, venez ce soir, venez chez moi, y′a du feu"
Elle n′a dit que "merci", elle a pris son vestiaire Et sortit dans la nuit, je ne savais pas quoi faire J′ai grillé à sa santé une cigarette Et je l′ai regardée s′en aller en fumée
Le premier métro s′en va dans la nuit Un bon café chaud avant d′aller au lit C′est tous les matins la même musique Train-train quotidien, piano mécanique
Dans un pop rétro Tout près de la Cité Chaque soir il va jouer Foxtrots et tangos Musique à grand-papa Pour des tas de fils à papa Du Cole Porter et du Gershwin C′est de la routine Il n′est pas fâché D′aller se coucher
Le premier métro s′en va dans la nuit Trois notes et trois mots avant d′aller au lit Il fait des chansons, paroles et musique Train-train quotidien, piano mécanique
Il est plein d′espoir Il s′endort en passant Sûr que ça va plaire aux gens On verra ce soir Il faut que je l′essaie C′est peut-être un grand succès De Cole Porter ou de Gershwin C′est de la routine Je ne serais pas fâché De le remplacer
Le dernier métro s′en va dans la nuit Dans son bar rétro il joue sa mélodie Mais personne ici n′entend sa musique Train-train quotidien, piano mécanique
Faut savoir jouer un peu n′importe quoi, Quand on fait les bals du samedi soir. Un air d′accordéon pour ceux qui aiment ça Et pour le pied un rock à la guitare.
Il y a des filles qui dansent, Et qui ne pensent qu′à faire Le bonheur d′un musicien. Mais toi c′est pas pareil. Un soir à Jamaillère, Tu as changé tout mon destin
Allons danser Valérie, Faut pas penser Valérie. L′accordéon nous rend fous, On tourne et on s′en fout. Allons danser Valérie, Ca va valser Valérie. Et si on reste debout, On ira jusqu′au bout.
Pour les musiciens petite T′en as eu du coeur, Avec ton air indépendant. Je t′ai payé un pot, A sept heures du matin Ca s′imposait évidemment.
Pour rentrer chez toi, Comme t′avais pas d′auto, Tu m′as mis à contribution. Je t′ai sorti l′grand jeu, J′t′ai fais mon numéro, Je t′ai fais ma déclaration.
Allons danser Valérie, Faut pas penser Valérie. L′accordéon nous rend fous, On tourne et on s′en fout. Allons danser Valérie, Ca va valser Valérie. Et si on reste debout, On ira jusqu′au bout.
Moi j′ai toujours dit: Au revoir et merci, A mes fiancées d′un bar. Mais je m′tue trop les globules, Et je capitule, Et tant pis pour mon capital. Tu claques mon fric, Tu croques mon blé, Tu n′en as jamais assez. Tu m′as tout pris, Tu me revendras, Mais il faut bien t′aimer comme ça.
Allons danser Valérie, Faut pas penser Valérie. L′accordéon nous rend fous, On tourne et on s′en fout. Allons danser Valérie, Ca va valser Valérie. Et si on reste debout, On ira jusqu′au bout...
Toujours le même ciel idiot A travers les mêmes carreaux "Faut respirer un air nouveau" Disait souvent la fille Ça faisait longtemps qu′elle en rêvait Longtemps que son sac était prêt Elle avait envie de grandir Elle avait besoin de partir
Comme d′autres se déguisent Elle voulait voir si Venise Ressemblait à ses chansons Si Londres pleurait sous ses ponts Voulait voir le temps des cerises Qu′on a jamais pu cueillir Et partir pour le plaisir de partir
Un jour elle a tout bazardé Sa moto, ses robes et ses clés Ses volets sont restes fermés Sur une chambre vide Et on a parle dans le pays D′un garçon qu′elle aurait suivi Personne ici ne voulait croire Simplement qu′elle en avait marre
Comme d′autres se déguisent Elle voulait voir si Venise Ressemblait à ses chansons Si Londres pleurait sous ses ponts Voulait voir le temps des cerises Qu′on a jamais pu cueillir Et partir pour le plaisir de partir
Y′a pas de carte pour trouver Les chemins de la liberté Va savoir où elle est tombée Dans quelle ville absurde Sous les cris de quelle révolution Dans quelle guerre de réligion Ou dans une île d′Océanie Vers les remparts du paradis
Comme d′autres se déguisent Elle voulait voir si Venise Ressemblait à ses chansons Si Londres pleurait sous ses ponts Voulait voir le temps des cerises Qu′on a jamais pu cueillir Et partir pour le plaisir de partir
C′est comme un appel qui vient du large Et me ramène une bouffée de souvenirs C′est comme un grand livre plein d′images Que jamais je ne m′arrêterai de lire
Se souviennent-ils de mon passage Les amis de mes tous premiers jours? Où sont-ils, les enfants de mon âge Est-ce qu′ils ont fait un bon voyage Que sont devenues mes amours?
Celles qui m′ont fait attendre Celles qui n′ont pas connu ma chambre Celles que j′ai fait souffrir Celles pour qui j′ai cru mourir Juste avant de réssusciter Sur un banc d′université
Elle était jolie, la Marilyn de mon lycée Je l′emmenais sur mon scooter Pour voir James Dean et puis danser Elle était moins belle, la fille du bar Mais pas besoin d′être une star Pour vous apprendre à embrasser
Se souviennent-ils de mon passage Les amis de mes tous premiers jours? Où sont-ils, les enfants de mon âge Est-ce qu′ils ont fait un bon voyage Que sont devenues mes amours?
Je n′arrive pas à croire Qu′elle soit sortie de ma mémoire Celle à qui j′avais promis Jusqu′à mon nom, jusqu′à ma vie Et qui un jour a disparu dans l′inconnu
Se souviennent-ils de mon passage Les amis de mes tous premiers jours? Où sont-ils, les enfants de mon âge Est-ce qu′ils ont fait un bon voyage Que sont devenues mes amours?
Si tu peux lire en moi Tu vas voir la triste histoire D′un malheureux fantôme Enfermé dans un vieux manoir Dans la tour de guet D′un château hante Avec des chaînes aux pieds C′est moi le prisonnier Pour qu′on me rende ma liberté Il faudrait que tu viennes me sauver
Si tu peux lire en moi Tu vas voir la triste histoire De ces romans dérisoires Que l′on vend sur les quais des gares En lisant la page du chagrin d′amour Tu vas me retrouver C′est moi qui fais pleurer Tu ne liras jamais plus loin Tu ne pourrais pas supporter la fin
Il faut partir comme un comedien Vers la réalité La pièce est terminée Quand la lumière se rallume enfin Il ne reste rien sur la scène vide C′est toujours le même décor Mais l′amour est mort On ne jouera pas demain
Si tu peux lire en moi Tu vas voir la triste histoire D′un malheureux fantôme Enfermé dans un vieux manoir De la tour de guet Du château hante Tu ne l′as pas délivré Et l′histoire est terminée Quand la lumière s′est rallumée Il n′est rien resté rien sur la scène vide C′est toujours le même décor Mais l′amour est mort On ne jouera pas demain
J′ai gravé quelques coeurs sur quelques arbres Sur du sable, sur du marbre Sur des coins de tables d′écoliers J′ai cru en presque toutes mes histoires A des amours derisoires Qui ne passaient même pas l′été
Mais c′était de toi que je rêvais C′était de toi que je brûlais mes nuits Je changeais sans cesse les couplets Mais c′était toi le refrain de ma vie
J′ai gravé quelques coeurs dont il ne reste Le plus souvent que la flèche Qu′un peu d′amertume ou de remords La veille au soir on lui a dit: "Je t′aime" Le matin on ne sait même Plus le prénom de celle qui dort
Mais c′était de toi que je rêvais C′était de toi que je brûlais mes nuits Je changeais sans cesse les couplets Mais c′était toi le refrain de ma vie
Je ne rêve plus tu es bien là Mais je continue à rêver de toi
Il est fini le temps des aventures Des conquêtes, des ruptures Des carnets d′adresses bien remplis Le temps des pleurs au bout du téléphone Le temps des retours d′automne Il n′est pas perdu puisqu′aujourd′hui
Je vois bien que mon rêve était vrai Que c′était toi dont je brûlais mes nuits Je changeais sans cesse les couplets Mais c′était toi le refrain de ma vie
Je ne rêve plus tu es bien là Et je continue à rêver de toi
Et si ce soir, on dansait le dernier slow, Comme si l′air du temps se trompait de tempo. Et si ce soir on dansait le dernier slow, Un peu de tendresse au milieu du disco.
C′était pourtant bien, De danser très doux, Et de se fondre au point D′oublier tout autour de nous. C′était pourtant bon Et moi j′étais pour Finir sur les violons Pour commencer l′amour.
Et si ce soir, on dansait le dernier slow, Un peu de tendresse au milieu du disco. Et si ce soir, on dansait le dernier slow, Un peu de tendresse au milieu du disco.
On ne verra plus, Ces joue contre joue, Entre deux inconnus, Qui n′avaient pas de rendez-vous. Mais on verra bien, C′est gagné d′avance, Les amoureux de demain, Vont nous inventer d′autres danses.
Et si ce soir, on dansait le dernier slow, Un peu de tendresse au milieu du disco. Et si ce soir, on dansait le dernier slow, Un peu de tendresse au milieu du disco...
Quand s′en va le dernier soleil d′automne Il vient chauffer encore les feuilles mortes Sur les derniers colchiques il s′abandonne Avant que les froids de Novembre ne l′emporte Toi, si tu veux comprendre la tendresse Donne-toi comme lui, donne-toi
Mais comment te dire Mais comment t′apprendre L′amour sans amour n′est plus rien Laisse-toi conduire Et cherche à comprendre Et reviens me tendre la main (bis)
Vas regarder comment la terre aride S′ouvre pour embrasser les grandes pluies d′été Et quand tu l′auras vu, tu seras riche Alors tu reviendras me chercher
Mais comment te dire Mais comment t′apprendre L′amour sans amour n′est plus rien Laisse-toi conduire Et cherche à comprendre Et reviens me tendre la main (3 fois)
Qu′est-ce qu′elle s′ennuie en philo Et qu′est-ce qu′elle fait sur ce banc Clouée là comme une enfant Un peu plus loin, les copines Se racontent leurs copains Des aventures de gamins
A la maison, ses parents Sont comme avant bien gentils Ignorants tout de sa vie Elle voudrait bien leur crier "Regardez-moi, tout a changé Pendant le temps d′un été"
Quand c′est la première fois C′est plus grave qu′on le croit Quand on a seize ans Que les gens tout autour de vous pensent "Ce n′est qu′une enfant" Quand on a seize ans Qu′on a eu ses plus belles vacances Et son premier amant C′est important
Lui c′est si loin, ce matin On parle encore d′examen On en parlera demain Et cette nuit de juillet Où son enfance a basculé Est-ce qu′elle ne l′a pas rêvée
Quand c′est la première fois C′est plus grave qu′on le croit Quand on a seize ans Que les gens tout autour de vous pensent "Ce n′est qu′une enfant" Quand on a seize ans Qu′il faut bien oublier les vacances Et son premier amant (...) longtemps
Dès sa naissance C′est fou quand on y pense Avec violence Il repoussa le lait Que sa nourrice Une fille sans malice Venue de Suisse Gentiment lui donnait
Car le bon vin de Saint Emilion Ça vous donne un coeur de lion A condition d′en mettre dans les biberons C′etait un bébé ni beau, ni laid Avec des petits mollets Mais déjà le monde l′appelait Billy le Bordelais (qui?) Billy le Bordelais
L′enfant terrible Avait l′horreur morbide De ce liquide Que l′on appelle de l′eau La plus mauvaise Etant la flotte anglaise Billy à l′aise Nous vengea d′Waterloo
Car le bon vin de Saint Emilion Ça vous donne un coeur de lion Ah qu′il était content le Napoléon Il dit à Billy "Toi tu me plais Pour tout ce que tu as fait Moi je te donne la Bourgogne" Billy le Bordelais (qui ça?) Billy le Bordelais
De la Castille A la mer des Antilles Toutes les filles De Billy raffolaient Des Mésalines Des reines et des tsarines Des Ursulines Tout le monde y passait
Car le bon vin de Saint Emilion Ça vous donne un coeur de lion Pour trousser les jupons et les cotillons Avec tous les enfants qu′il a fait Je me demande si tu n′es Ou si je ne suis pas un bâtard de Billy le Bordelais (qui?) Billy le Bordelais
Messieurs, Mesdames Voici la fin du drame L′adieu aux armes Laissez vos larmes couler Billy l′unique Billy le magnifique C′est historique Est mort assassiné
Car le bon vin de Saint Emilion Ça vous donne un coeur de lion Mais l′ennemi guettait le pauvre garçon On lui a glissé dedans son verre De l′eau à dose mortelle Il est mort dans un dernier glouglou
Billy le Bordelais (qui?) Billy le Bordelais (non!) Billy le Bordelais (c′est vrai?) Billy le Bordelais
Prince, Duc ou Marquis Ou Monsieur de Bordeaux Ton sang est fait de vin Bien plus qu′il ne l′est d′eau Aussi, je te dédie cette histoire attachante Espérant que demain, toi aussi tu la chantes
Tout passe, tout casse Tu veux rentrer chez toi Viens là, que je t′embrasse Quittons-nous dans la joie Le car est sur la place Ne me le rate pas Prends un porteur pour tes bagages Et quand tu seras là-bas
Fais la bise à ta maman, fais la bise à ton papa Donne-leur de mes nouvelles Fais la bise à ton tonton, fais la bise à ta tata Et dis-leur bien des choses pour moi
Qu′est-ce qu′il t′arrive Est-ce que moi, j′ai pleuré Un homme que tu quittes Ça fait dix de retrouvés Tu m′as perdu, fillette Personne n′est parfait Tu vas faire tourner bien des têtes Jolie comme tu es
Fais la bise à ta maman, fais la bise à ton papa Donne-leur de mes nouvelles Fais la bise à ton tonton, fais la bise à ta tata Et dis-leur bien des choses pour moi
Tu as joué de tous tes atouts de femme Mais le plus quitté des deux n′est pas celui qu′on croit Je ne peux plus rien pour tes beaux yeux, ce n′est pas un drame Mais il reste une chose que tu peux faire pour moi
Fais la bise à ta maman, fais la bise à ton papa, Donne-leur de mes nouvelles Fais la bise à ton tonton, fais la bise à ta tata Et dis-leur bien des choses pour moi
Allons, courage Ce n′est qu′un mauvais moment Fais bon voyage N′écris pas trop souvent Remets ton coeur en place Quand il sera bien portant Il se peut alors que je repasse Mais en attendant
Fais la bise à ta maman, fais la bise à ton papa Donne-leur de mes nouvelles Fais la bise à ton tonton, fais la bise à ta tata Et dis-leur bien des choses pour moi
La vie se chante, la vie se pleure Elle est changeante comme les couleurs La vie s′allume, la vie s′éteint Et sans rancune, rien ne rime à rien
Un enfant de soixante-dix ans A rendu sa vie sans avoir rien compris Un indien pres du lac Michigan En costume civil commande un whisky Une fille est sortie de la Terre Un volcan éteint vient de se réveiller Quelque part un marin solitaire S′est mis à chanter
La vie se chante, la vie se pleure Elle est changeante comme les couleurs La vie s′allume, la vie s′éteint Et sans rancune, rien ne rime à rien
En dix-heuf cent quatre-vingt-dix-neuf La Californie devient un océan En Afrique dans un pays neuf Un chanteur d′Europe devient président Une fille est allée sur Vénus Un nouveau Lazare est ressucité Quelque part un marin de plus S′est mis à chanter S′est mis à chanter
La vie se chante, la vie se pleure Elle est changeante comme les couleurs La vie s′allume, la vie s′éteint Et sans rancune, rien ne rime à rien
Je donne toutes mes chemises à la laverie automatique La concierge me monte mon café et mes tartines Mais la vie n′est pas facile sans les joies de la cuisine
Je ne fume que des havanes, je bois du "Château Laffitte" J′ai des beaux draps de soie mais c′est à peine si j′en profite S′il y a une chose qui me manque, c′est bien les joies de la cuisine
Moi qui suit la santé, moi qui déteste le régime Qui n′ai jamais fait Carème, c′est pas les soirs que je dîne Et pourtant Dieu sait si j′aime les joies de la cuisine
Par pitié pour un pauvre homme que les plats du jour dépriment N′y a-t-il personne pour me sauver de la famine Et qui soit aussi porté sur les joies de la cuisine La cuisine, la cuisine
Comme tous les vagabonds J′ai fait tous les boulots De New-York à l′Orégon D′Auckland à Buffalo J′ai conduit un douze tonnes Douze tonnes à Santa-Fé Dans un port de Washington Déchargé du café
Tous les chemins ont du bon Qui reviennent au pays Qui me ramènent à la maison A l′amour de ma vie
Louisiana! Je reviens Louisiana! près de toi Louisiana! au bout de mon chemin Louisiana! tu es là
Tout ce que m′avait rapporté Six mois à Charleston Une souris me l′a croqué En un soir à Boston C′que j′ai gagné au Texas En volant des chevaux Je l′ai doublé à Las Vegas Et perdu à Reno
Tous les chemins ont du bon Qui reviennent au pays Qui me ramènent à la maison A l′amour de ma vie
Louisiana! Je reviens Louisiana! près de toi Louisiana! au bout de mon chemin Louisiana! tu es là
A cette heure-ci c′est toujours la même chose On n′avance plus Les gens se bousculent Tiens, encore un rendez-vous d′raté Enfin, c′est pas grave Il fait beau ! Et puis le principal c′est de ne jamais s′énerver Du calme, du calme
Il est sept heures et demie sur la place de la Concorde Le chauffeur de taxi montre les dents pour se mordre Le bras sur la portière je regarde les jets d′eau Y′a du soleil bip bip Oh n′effrayez pas les p′tits oiseaux
J′ai rendez-vous ce soir avec la fille de mon patron Elle fume le cigare, elle a des tout p′tits yeux tout ronds Si je suis en retard c′est toujours ça de gagné Y′a du soleil bip bip Oh vraiment je ne suis pas pressé
Mais la fille d′à côté en voiture décapotée Ma mère exaspérée me fait signe d′avancer Mais c′est déjà trop tard encore un feu vert de passé Elle a des yeux bip bip Oh elle est prête à me fusiller
Ça fait plus d′un quart d′heure que dans la circulation Je voudrais bien lui faire un peu de conversation Mais c′est la pluie d′orage qui vient tout arranger Il pleut des seaux bip bip Oh la pluie lui tombe sur le nez
Elle est désemparée qu′elle est belle sous la flotte Je vais aller l′aider à remettre sa capote Bientôt dans son abri la voilà qui me sourit Je suis trempé bip bip Oh j′ai l′air d′un bon beau chien mouillé
Et voilà le feu vert qui vient de se rallumer Je passe sur la première et chacun de son côté D′un signe de la main Au revoir et à demain
Ouais, ouais ça va Il fera soleil bip bip
Bye bye Bye... Ciao ciao bambino Arrivederci!
On reviendra hein? Dis on s′reverra hein ?! Quand ça? Quand ça ?!
Pour avoir la foi - il faut être charbonnier Pour être mal chaussé - il faut être cordonnier Pour séduire la foule - faut chanter la pêche aux moules Et pour pas payer d′impôts - il faut naître à Monaco!
Et c′est comme ça, honni soit qui mal y pense Faut souffrir en silence Ça sert à quoi de vouloir quitter la France Quand on est auvergnat?
On peut pas tout à la fois Siffler l′apéro et l′opéra On peut pas, c′est évident Payer comptant quand on n′est pas content! Et réciproquement...
Pour être légionnaire - faut sentir le sable chaud Pour bien dire les vers - il faut être Moulineaux Pour faire des affaires - faut savoir payer un pot Et pour pas payer d′impôts - il faut naître à Monaco!
Et c′est comme ça, les Anglais sont Britanniques Les jardins botaniques Ça sert à quoi de vouloir quitter l′Afrique Quand on est du Ghana?
On peut pas tout à la fois Siffler l′apéro et l′opéra On peut pas, c′est évident Payer comptant quand on n′est pas content! Et réciproquement...
Pour être costaud - faut manger des épinards Pour se lever tôt - y faut pas se coucher tard Quand on est Cousteau - faut se mettre un beau costard Et pour pas payer d′impôts - il faut naître à Monaco!
Et c′est comme ça, comme disait La Fontaine Mironton, Mirontaine Ça sert à quoi de vouloir quitter la scène Quand on ne vous retient pas?
On peut pas tout à la fois Siffler l′apéro et l′opéra On peut pas, c′est évident Payer comptant quand on n′est pas content! Et réciproquement...
Y a des jours où les choses qu′on a à dire Ont besoin d′un peu de musique Des jours de mélancolie, Des jours de spleen, de vague à l′âme Des jours de blues
Y a une saison où l′on sent que quelque chose va se passer Comme une sensation d′air froid qui vous descend dans la nuque Qui vous donne envie de remonter votre col C′est la saison du blues
Et tu le sens au fond des os Et dans le ventre et dans la peau Tout va changer sans que rien soit vraiment nouveau
Cette saison là me fait toujours penser à ces mendiants Assis autour d′un feu de misère, Qui font chauffer du vieu café, dans une vielle boîte de conserve Ils ont des manteaux râpés jetés sur la tête et ils essaient d′avoir chaud Ils attendent l′hiver Et voilà que j′ai envie de revenir à cette musique Dont les accords naissent en mineur
Et tu le sens au fond des os Et dans le ventre et dans la peau Tout va changer sans que rien soit vraiment nouveau
C′est l′époque où j′aime regarder la campagne J′la vois changer d′couleur Il fait beau, ça sent bon Je sais qu′ça va pas durer Insensiblement l′hiver est là Il tombe dessus comme un manteau d′brouillard La saison du blues
Et tu le sens au fond des os Et dans le ventre et dans la peau Tout va changer sans que rien soit vraiment nouveau
Je ne crois pas grand-chose, et comme Saint-Thomas Je ne vois que la rose qui m′a piqué le doigt Et que Dieu me pardonne, je n′ai jamais pensé Qu′il fallait vivre à Rome pour ne pas se tromper
J′ai pas pu avaler, lorsque j′étais enfant Que la soupe à Mémé faisait devenir grand Que c′était dans les choux que naissent les garçons Que dans le monde tout finit par des chansons
Mais quand tu me dis "je t′aime" Et que deux et deux font trois Que Venise est sur la Seine Sans problème, je te crois Mais quand tu me dis "je t′aime" Un peu comme en cinéma Un peu pour la mise en scène Sans problème, je te Croix de bois, croix de fer Tu irais en enfer Si jamais tu me mentes Qu′est-ce que ça peut faire J′irai en même temps
Tu n′as rien du tout de la femme de foyer Tu ne vaux pas un clou pour les arts ménagers Tu joues de violoncelle avec des grands-parents Et tu fais la vaisselle deux ou trois fois par an
Mais quand tu me dis "je t′aime" Et que deux et deux font trois Que Venise est sur la Seine Sans problème, je te crois Mais quand tu me dis "je t′aime" Un peu comme en cinéma Un peu pour la mise en scène Sans problème, je te Croix de bois, croix de fer Tu irais en enfer Si jamais tu me mentes Qu′est-ce que ça peut faire J′irai en même temps
Tu es tout le contraire de ce que j′attendais Tu n′as rien pour me plaire et pourtant, tu me plais Tu n′avais pas prévu que ça pouvait durer J′y croyais pas non plus, tout le monde peut se tromper
Mais quand tu me dis "je t′aime" Et que deux et deux font trois Que Venise est sur la Seine Sans problème, je te crois Mais quand tu me dis "je t′aime" Un peu comme en cinéma Un peu pour la mise en scène Sans problème, je te Croix de bois, croix de fer Tu irais en enfer Si jamais tu me mentes Qu′est-ce que ça peut faire J′irai en même temps
On s′était réveillés à demi étonnés De ne pas se connaître ou presque pas Une rencontre banale, la chanson des cigales Et l′été qui passait par là Inconnue de la veille, tu étais Si jolie au reveil que je pensais Sans savoir te le dire "ne t′en va pas"
Toi qui passes par ma vie Qui n′y fais qu′un détour Ne crois pas qu′on s′oublie Quand la fête est finie Quand la vie reprend son cours Qui peut dire vraiment Si c′était de l′amour Ou la ......
Comme les éphémères Qui ne voient la lumière Que le temps d′un éclair et d′un regret On a fait contre-voie au debut d′une histoire Va savoir si l′on s′aimerait Dans un mois, dans un an Ou pas du tout S′il y avait un roman écrit pour nous Tu devais t′en aller. Un point. C′est tout.
Toi tu portais la barbe et moi J′avais des bottes qui prennaient l′eau Ensemble on écorchait Brassens A la guitare et au banjo Par flemme de rentrer se coucher On faisait semblant de draguer Ou on perdait des nuits entières A discuter dans les cafés
C′était le temps, le temps des oeufs au plat C′était le temps des chambres sous les toits Quant on dormait en grelottant dans nos manteaux Sauf quand une fille nous tenait chaud C′était le bon vieux temps
On s′doutait bien que le mariage C′était le service militaire à vie Mais nous voilà devenus sages Moi le témoin, toi le mari Bientôt on se donnera rendez-vous En regardant nos agendas Et à ta femme j′apporterai Des petits fours, un hortensia
Ce sera le temps, le temps des dimanches au bois Le temps des tables pliantes et des poulets froids D′un air patient ta femme t′écoutera Quand tu parleras encore une fois De notre bon vieux temps
Et puis un beau soir mal à l′aise J′arriverai accompagné Et un regard vous suffira Pour voir que je vais y passer Nous attendrons l′heure de la vaisselle Quand les femmes s′en vont de leur côté Alors du fond de nos cognacs Et d′nos cafés décaffeinés
On retrouvera le temps des oeufs au plat Le joli temps des chambres sous les toits Quand on dormait en grelottant dans nos manteaux Sauf quand une fille nous tenait chaud Notre bon vieux temps
Elle était plutôt petite Elle était plutôt jolie Tu vois, un peu comme toi Et c′est fou c′qu′on pouvait rire Et c′est fou c′qu′elle m′amusait Tu vois, un peu comme toi
Et rien, rien à faire Pas moyen de l′oublier Ce que j′ai pu traîner Et lire comme roman policier
Que de temps bêtement perdu Ce qu′il fallait c′était rencontrer Quelqu′un un peu comme toi
Et rien, rien a faire Mmm... me manquer Mmm... matin, tout seul Devant mon bol de nescafé
Que j′ai tant bêtement perdue Ce qu′il fallait, c′etait rencontrer Quelqu′un un peu comme toi
Facile à dire Mais comment m′imaginer Qu′au bout d′un rêve C′était toi qui m′attendait
Et quand je pense que tout ce temps Tu étais seule, toi aussi Tu vois, un peu comme moi
Qu′on aurait pu se retrouver Qu′on aurait pu tout oublier Tu vois, un peu comme ça
A ti, A tu belleza tan particular, A esa manera tuya de mirar, A tus mentiras y a tu gran verdad, tu verdad. A ti, A lo que fuiste y lo que serás, A tus secretos y tu intimidad, A tu pasado soñador, A tu presente junto a mí.
A la vida, al amor, A la noche al calor, A ese niño que es tuyo y mío, A ese sol que vendrá y nos reflejará, A esa flor que seremos tú y yo
A mí, A mi locura que eres sólo tú, A mis silencios, a mi ingratitud, A mis traiciones, a mi mal humor, Que es amor. A mí, Al tiempo que pasé buscándote, A la virtudes que siempre enseñé, A los defectos que oculté, A mis locuras, a mi fe.
A la vida, al amor, A la noche al calor, A ese niño que es tuyo y mío, A ese sol que vendrá y nos reflejará, A esa flor que seremos tú y yo
Tú y yo, Que somos algo más que tú y yo. Somos pasado somos por pasar Sobre esta tierra que nos enseñó Como amar. Tú y yo que somos dos y somos un millón, Somos reproche, somos el perdón, Somos la guerra, somos paz. Por ti, por mí, por los demás
On pourrait croire que l′été revient Tellement il faut beau sur la ville Et s′il y a une chose qui me fait envie C′est bien l′envie de ne rien faire
Aujourd′hui, vive moi Je suis bien dans ma peau Aujourd′hui, vive moi C′est ma fête
A la radio y a quelqu′un qui parle J′irai sûrement pas le contredire
Aujourd′hui, vive moi Je suis bien dans ma peau Aujourd′hui, vive moi C′est ma fête
J′ai l′impression qu′aujourd′hui les filles Sont bien plus jolies que d′habitude Et, pour allumer tous ces yeux qui brillent J′ai même pas besoin de leur sourire
Aujourd′hui, vive moi Je suis bien dans ma peau Aujourd′hui, vive moi C′est ma fete
Des jours comme ça, ça court pas les rues Faut bien sauter dessus quand ils passent
Aujourd′hui, vive moi Je suis bien dans ma peau Aujourd′hui, vive moi C′est ma fête